Une Canadienne a obtenu l’autorisation de recourir à l’euthanasie après avoir perdu la capacité de cuisiner pour sa famille et estimé qu’elle n’avait plus de valeur aux yeux de ses proches, selon de nouvelles révélations de médecins canadiens.

Ce cas a été révélé lorsque deux médecins de l’Université de Toronto, Gary Rodin et Madeline Li, ont fait part dans le New York Times de leurs craintes face à la banalisation du suicide assisté et de l’euthanasie au Canada. 

Les critères d’admissibilité au dispositif canadien de suicide assisté et d’euthanasie ont été rapidement élargis depuis que la loi initiale a été adoptée en 2016. En 2021, le Parlement canadien a supprimé l’exigence selon laquelle la mort naturelle des demandeurs de suicide assisté devait être « raisonnablement prévisible », ouvrant ainsi une nouvelle voie d’accès, dite « voie 2 », aux personnes dont la mort n’était pas « raisonnablement prévisible ».